
Le 23 septembre prochain, de 9h à 18h, s’organise pour la seconde journée de rencontre entre LIAgE et les Lectrices de Paulo Freire.
Après avoir permis l’an dernier la rencontre autour de plusieurs traditions pédagogiques, de plusieurs champs de recherche et d’intervention éducatives, de part et d’autre de l’Atlantique, nous sommes heureuses de reconduire ce rendez-vous.
D’ores et déjà, voici quelques noms parmi les personnes présentes le 23 septembre : Venant de Fortaleza: Claudiana Alencar, Sandra Gadelha, Nukácia Meyre Silva Araújo, (Josefa Jackline Rabelo et Luís Távora Furtado Ribeiro: à confirmer). Venant de Porto Alegre : Rosane Oliveira Duarte Zimmer, Mariângela Bairros, Ana Cristina da Silva Rodrigues; Nina Ventimiglia Xavier. De Bahia: Elisama de Jesus Gonzaga Santos. De São Paulo: Valéria Silva Dias. De France: Izabel Galvão, Ana Lúcia Souza de Freitas, Claudia Becerra Baudry, Pierre Johan Laffitte, Jessica Vidy Kaddour.
Si vous désirez adjoindre le vôtre à cette journée et son essai de faire commun, n’hésitez pas à nous écrire, à vous inscrire dans notre petite agora.
Où, quand ?
Nous serons accueillis tout contre Paris 8, dans les locaux du Cised, le Centre d’initiatives et de services aux étudiants de Saint-Denis, 5, rue de la Liberté, 93200 Saint-Denis. Facile à trouver : en sortant du métro 13, station Saint-Denis-Université, à gauche en sortant de station de métro, première maison après la boulangerie en angle.
L’accueil commencera à 9h, pour un début de travail à 9h30.
Une participation à distance sera possible dès 9h30 (lien : https://univ-paris8.zoom.us/j/98847915217?pwd=sjPpL9yJQqzx48quLTL1836hs0fv3C.1)
Le midi, le restaurant universitaire pourra vous accueillir (5 minutes), ou vous pourrez vous rendre à la boulangerie adjacente au Cised.
L’accueil est libre, inconditionnel et gratuit. Merci cependant de nous écrire, si possible, pour gérer l’accueil (pjlaffitte@almageste.net; jessica.vidy.kaddour@gmail.com).
Comment ?
Nous travaillerons en groupe(s), dans un format proche de la table-ronde, où la parole sera libre parmi l’ensemble de toutes les personnes présentes. Deux moments le matin (9h30-12h30), et deux l’après-midi (à partir de 14h) nous permettront d’accueillir des personnes venant du Brésil (Fortaleza, Porte-Alegre, Rio, São Paulo, Bahia), mais aussi de France. Éventuellement, de petits groupes pourront se former spontanément (des salles seront prévues à cet effet).
Quelle ambiance, quelles perspectives à cette journée ?
Autonomie, c’est-à-dire ? Cette année, c’est, entre autres, l’anniversaire du livre Pédagogie de l’autonomie (traduit en français par Jean-Claude Régnier) qui nous réunira. Nous proposons d’offrir une journée à partager une parole autonome, c’est-à-dire libre, autour de l’enjeu de l’autonomie : celle des sujets, celle des groupes, celle des peuples.
Lettre pédagogique, comme un idéal. Cette journée se place aussi sous le signe de la « lettre pédagogique », cette forme de travail pédagogique émancipateur inventée par Paulo Freire, et qui a été le mot de partage de l’an dernier. Nous souhaiterions que, de mot de partage, il devienne « mot d’ordre », ou point de repère, pour qui prendra la parole : non pas « présenter une communication », mais parler en s’inspirant de la liberté qui prévaut sur le registre de la lettre pédagogique. Faire traverser le modèle « établi » de la Journée d’études par le courant d’air freirien.
Comment transmettre des épreuves singulières, des savoirs éprouvés, du sensible et de l’affect fondant une expérience du monde, un essai de le bouleverser autant qu’il nous bouleverse ? Nous aimerions que cette question ne soit pas seulement un thème sur lequel interviendraient des personnes « autorisées », mais avant tout une façon de parler et d’échanger. En faisant confiance à l’écho que notre parole fera peut-être dans la singularité de qui nous écoute, et, qui sait, nous entend.
L’esprit et la pratique de la lettre pédagogique ont pour maître mot la liberté, tant formelle que politique. Nous souhaitons que notre journée soit à l’image de cette liberté, et que les interventions de chacune et chacun s’autorise à une liberté de ton, de pensée et de pratique vis-à-vis de toute doxa (professionnelle, universitaire, idéologique).
En tout cas, prendre enfin le temps d’écouter et parler, d’échanger dans une tranquillité, une absence de rendement ou de jugement qui fera du bien à toutes et tous. De quoi, aussi, partager nos champs de lutte, voire nos chants de lutte…

